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Renouer avec son cycle: dire au revoir à la pilule contraceptive

  • Photo du rédacteur: roxannelaplante13
    roxannelaplante13
  • il y a 4 jours
  • 5 min de lecture

J’avais treize ans la première fois que j’ai songé à devenir active sexuellement. J’avais un copain depuis peu, ça allait bien et comme nous étions de jeunes adolescents en découverte de nos corps, nous voulions pousser la relation plus loin. Comme bien des jeunes filles de mon âge, le poids de la contraception pesait alors sur mes épaules. Avec l’aide de mes parents, je me suis donc mise en quête de la meilleure méthode contraceptive. Or, il y avait un hic. C’est que je souffre depuis toute jeune de migraines ophtalmiques, condition sérieuse qui est incompatible avec la prise d’oestrogènes. La pilule contraceptive n’était donc pas pour moi. J’ai donc enchainé beaucoup de façon d’introduire à l’intérieur de mon corps des hormones synthétiques qui me coupaient complètement de ma nature cyclique. J’ai saigné durant des mois sans arrêt, j’ai arrêté de saigner durant des mois, j’ai connu des déprimes, j’ai eu plus de migraines, bref, ça n’allait pas. Ce n’est que bien plus tard que j’ai appris que je m’étais fait souffrir toutes ces années pour m’empêcher d’être fertile en tout temps alors que mon corps qui possède un utérus n’est fertile en réalité que…1 à 4 jours par mois! 

 

Un peu de science naturelle 

 

Tout d’abord, il importe de comprendre ce qui se passe dans nos corps à chaque mois avant d’aller plus loin. Sans entrer dans les détails du cycle menstruel, on peut comparer notre cycle aux quatre saisons. On commence le jour 1 avec l’hiver, la menstruation, le moment du mois où le sang coule. C’est à ce moment que l’endomètre se désagrège et qu’on le perd à travers la Yoni. Ce moment constitue la période où nos hormones sont au plus bas, c’est pourquoi nous avons besoin de plus de repos, de douceur et de bienveillance. C’est un moment sacré où notre sagesse de porteuse d’utérus se révèle.  

Après l’hiver vient le printemps, la phase folliculaire, là où l’énergie revient doucement, où nos projets s’éclairent et où les hormones reprennent leur travail. C’est à ce moment que nos ovaires vont recruter un follicule, celui qui a le plus de potentiel, pour le relâcher durant la phase ovulatoire. 

Cette phase représente alors l’été. C’est là que notre énergie est à son plus élevée, que notre confiance est à son comble et que notre libido s’active le plus. Nos hormones font un travail tellement complet que notre température corporelle va même augmenter jusqu’à un degré! Notre corps ovule et c’est le temps de se mettre en action pour réaliser nos projets. C’est à ce moment-là que nous sommes fertiles. On dit que la période la plus favorable se situe autour de 24 heures avant l’ovulation et 72 heures après. Le reste du temps, notre corps travaille fort, mais il n’est pas fertile. 

Puis arrive l’automne, le retour au calme, à l’intériorité. L’endomètre s’est épaissi et se prépare à se désagréger à nouveau. C’est un moment propice au bilan et au temps pour soi.  

Ainsi, on peut constater que lorsqu’on apprend à vivre autour de notre cycle, à ne pas le réprimer, on peut identifier avec plus ou moins de précision notre période fertile et ainsi prendre les mesures nécessaires pour la contraception. 

 

Les risques de la pilule contraceptive 

 

Je parle ici des risques encourus lors de la prise de la pilule contraceptive, mais on pourrait aussi se questionner sur tout type de méthode contraceptive qui implique un dérèglement du cours hormonal naturel. On distingue plusieurs types de pilules anticonceptionnelles, certaines avec œstrogènes, d’autres non. Par souci de synthèse, je regrouperai les inconvénients de tous les types de pilules, seulement dans le but de faire un portrait global et non exhaustif.  

Il est vrai que la prise d’hormones synthétiques peut déranger beaucoup de choses dans le corps. On peut observer des effets secondaires tels que « des nausées, des ballonnements, une rétention hydrique, une augmentation de la tension artérielle, une tension mammaire et des céphalées. D’autres, comme l’acné et les altérations de l’appétit et de l’humeur, sont principalement liés au type ou à la dose de progestatif. » (manuel Merck, version grand public). Toujours selon le manuel Merck, le risque de faire des thromboses veineuses peut être deux à quatre fois plus élevé chez les femmes qui prennent des contraceptifs oestroprogestatifs. On pourrait aussi assez souvent observer des saignements vaginaux irréguliers. Selon la société canadienne du cancer, « les femmes qui prennent la pilule anticonceptionnelle ont un risque un peu plus élevé de cancer du sein, du col de l’utérus et du foie. » 

Maintenant que nous savons que notre corps n’est fertile qu’un à quatre jours par mois, c’est un peu révoltant de constater que nous nous faisons subir tous ses risques à longueur de temps pour si peu. Si on apprenait plutôt à travailler avec la nature et à écouter notre corps plutôt qu’à essayer de réprimer ses cycles, on deviendrait beaucoup plus présente dans cette cyclicité. Ça ferait peut-être de nous des êtres plus clairvoyantes et connectées à notre féminité. 

 

Un peu de nuance 

 

Il est important pour moi de clarifier que je suis consciente que l’arrivée des contraceptifs oraux a apporté beaucoup au mouvement du droit des femmes et que ça a permis à beaucoup de se réapproprier leur corps. Je suis consciente que cette révolution contraceptive nous a permis de se réclamer des droits historiques importants et que la pilule peut avoir de grands bienfaits. On peut penser à certaines aménorrhées qui sont plus vivables grâce à la pilule. 

Ce que je déplore, c’est que dans une ère où l’information est accessible plus que jamais et où on est en mesure d’entrer en connexion avec notre corps, on choisit quand même de le faire taire sous des produits synthétiques dommageables pour notre santé hormonale. Alors que la pilule contraceptive comprend autant d’effets secondaires, on choisit quand même de la prescrire à des jeunes filles de 13-14 ans et de les laisser prendre ces médicaments comme si c’étaient des bonbons pendant la grande majorité de leur vie. On ne se questionne pas assez sur l’impact que ce mouvement a sur nous en tant que société, sur les conséquences que ça peut avoir sur le corps de nos jeunes filles. 

Mon but aujourd’hui est donc de développer une petite fibre critique en vous. Peut-être sentez-vous le besoin de continuer à prendre votre pilule contraceptive, mais si, la prochaine fois que vous la prenez, vous vous posez un tout petit peu plus de questions, ma mission sera accomplie.  

J’espère également que lorsque votre médecin vous proposera la pilule dans le but de « réguler votre cycle », votre premier réflexe ne sera pas de dire oui. Que vous oserez aller chercher plus loin, à travers l’alimentation, à travers une meilleure hygiène de vie, à travers des habitudes de consommation différentes, la façon de mieux réguler votre cycle. Car la nature est bien faite et qu’elle a tout prévu directement à l’intérieur de vous pour vous permettre d’accomplir votre féminin tout puissant. Reprenez ce pouvoir pour vous!  

 
 
 

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